It’s very moving and interesting to look at the kodachrome photos taken by 15-year-old Paul Dorpat during his trip to Paris in 1955. With this lady bouquiniste in the shadow of Notre-Dame under her parasol, next to her stalls filled with drawings and engravings, he captured the very soul of Paris.
The repeat of Paul’s photograph, i.e. today’s vision along the Seine without the bouquiniste’stalls, illustrates a highly topical issue in France. Here, the bouquinistes’ stalls have been removed to ease the flow of unattractive subway exits. But, on top of this, to coincide with the Olympic Games celebrations in July 2024, the Prefecture of Paris has planned, for security reasons, to remove all the stalls. This has angered the bouquinistes, who have been deprived of their work, without compensation, and without the security of seeing their stalls reinstalled. After negotiations, 428 of the 932 stalls were removed. The Association culturelle des Bouquinistes has decided to take legal action, calling for the stalls to be “non-removed”, or as a last resort “treated with dignity and respect”.
Parisians and all lovers of Paris are shocked by the removal of this centuries-old cultural heritage. The bouquinistes, as Paul so aptly pointed out, are both a place of culture where rare books can be found, and an excellent excuse to stroll along the quais. The bouquinistes, these street booksellers, are themselves enthusiasts who embody a certain humanism.
C’est très émouvant et intéressant de regarder les photos kodachrome prises par Paul Dorpat âgé de 15 ans lors de son voyage à Paris en 1955. Avec cette dame bouquiniste à l’ombre de Notre-Dame sous son parasol, auprès de ses boites remplies de dessins et de gravures, il a ainsi capté toute l’âme de Paris.
La reconduction de la photographie de Paul, c’est-à-dire la vision actuelle des quais de Seine sans les boites des bouquinistes, illustre un sujet d’actualité fort en France. Car à cet endroit les boites des bouquinistes ont été enlevées pour faciliter la circulation des sorties des métros devenues sans charme. Mais, en plus, à l’occasion des célébrations des Jeux Olympiques en juillet 2024, la Préfecture de Paris a prévu, pour des questions de sécurité, l’enlèvement de toutes les boites. Ceci provoque la colère des bouquinistes dépourvus de leur travail, sans indemnité, et sans la sûreté de revoir leurs boites réinstallées. Après négociations, 428 boites seraient démontées sur le nombre total de 932. L’Association culturelle des Bouquinistes a décidé d’ester en justice et demande le « non-enlèvement » des boites, ou en dernier recours « un traitement digne et respectueux ».
Les Parisiens et tous les amoureux de Paris sont bouleversés par l’enlèvement de ce patrimoine culturel séculaire. Les bouquinistes, comme l’a si bien montré Paul, sont en effet tout à la fois un lieu de culture où l’on trouve des livres rarissimes, un excellent prétexte pour flâner le long des Quais. Les bouquinistes, ces libraires de rue, sont eux-mêmes des passionnés qui incarnent un certain humanisme.















The famous maison Collignon appelée “chez Abdel “, in the film “Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain”












































